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🏥 Une hospitalisation

Personne de confiance et directives anticipées

Réponse courteDeux documents simples, sur papier libre, permettent de faire respecter vos choix si un jour vous ne pouvez plus les exprimer. La personne de confiance parle pour vous. Les directives anticipées disent ce que vous voulez, ou ne voulez pas, en fin de vie. Les deux se rédigent à froid, bien avant l'urgence.

5 étapes · 7 min de lecture

Les étapes

  1. Réfléchissez à ce qui compte pour vous : vos valeurs, vos peurs, ce que vous accepteriez ou refuseriez si votre vie était en jeu. Parlez-en avec vos proches et votre médecin.
  2. Choisissez votre personne de confiance : un proche, un ami, votre médecin traitant. Quelqu'un qui vous connaît, qui saura dire votre volonté plutôt que la sienne, et qui accepte ce rôle.
  3. Désignez-la par écrit : un document daté et signé, cosigné par la personne choisie. Les hôpitaux et les EHPAD proposent un formulaire, mais un papier libre est valable.
  4. Rédigez vos directives anticipées : sur papier libre ou à l'aide d'un modèle officiel, datées et signées. Vous pouvez y préciser vos souhaits sur les traitements, la réanimation, la douleur, le lieu de fin de vie.
  5. Faites-les connaître : donnez une copie à votre personne de confiance et à votre médecin traitant, gardez-en une avec vos papiers. Vous pouvez aussi les enregistrer dans Mon espace santé.

Ce que fait la personne de confiance

Tant que vous pouvez vous exprimer, elle vous accompagne, si vous le souhaitez, dans vos démarches et lors des rendez-vous médicaux. Elle peut vous aider à comprendre et à prendre vos décisions.

Si un jour vous n'êtes plus en état de vous exprimer, l'équipe médicale doit la consulter en priorité. Son témoignage sur ce que vous auriez voulu l'emporte sur celui de toute autre personne. Elle ne décide pas à la place du médecin : elle porte votre parole.

Elle n'a pas accès à votre dossier médical du seul fait de ce rôle. Pour cela, voir Récupérer son dossier médical.

Trois rôles qu'on confond

On peut aussi anticiper sa propre protection avec un mandat de protection future, qui désigne à l'avance qui gérera vos affaires si vous ne le pouvez plus.

Les directives anticipées, en pratique

Elles n'ont pas de durée de validité. Vous pouvez les modifier ou les annuler à tout moment. Elles s'imposent au médecin, sauf en cas d'urgence vitale le temps d'évaluer la situation, ou si elles paraissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale. Dans ce dernier cas, la décision est prise après une procédure collégiale et votre personne de confiance est informée.

Écrire ses directives ne veut pas dire tout refuser. On peut demander que tout soit fait, ou au contraire ne pas vouloir d'acharnement. On peut parler de la douleur, de la présence de ses proches, de ses convictions.

En EHPAD et en fin de vie

À l'entrée en EHPAD, l'établissement doit proposer au résident de désigner une personne de confiance. C'est le moment d'en parler sereinement, avec l'équipe et le médecin. Voir aussi EHPAD : la place des familles.

En fin de vie, toute personne a droit à des soins palliatifs, au soulagement de la douleur et à un accompagnement. La loi interdit l'obstination déraisonnable. Dans certaines situations prévues par la loi, une sédation profonde et continue peut être mise en place à la demande du patient. Les équipes de soins palliatifs, à l'hôpital ou à domicile, accompagnent aussi les proches. Une fin de vie à la maison peut passer par une hospitalisation à domicile.

⚠️ Les pièges

  • Choisir la personne « par défaut ». L'aîné des enfants n'est pas forcément le mieux placé.
  • Ne pas la prévenir. Une personne de confiance qui découvre son rôle aux urgences ne pourra pas témoigner de vos souhaits.
  • Écrire des directives trop vagues. « Pas d'acharnement » se comprend mieux avec des exemples.
  • Les ranger dans un tiroir inconnu. Elles doivent pouvoir être trouvées.
  • Ne jamais les relire. Les avis changent avec l'âge et la maladie. Relisez-les de temps en temps.

👍 Le coup de pouce

Un modèle court de désignation :

« Je soussigné(e) [nom, prénom, date de naissance], désigne [nom, prénom, lien, coordonnées] comme personne de confiance, conformément à l'article L. 1111-6 du Code de la santé publique. Cette désignation vaut jusqu'à ce que je la révoque. Fait à [lieu], le [date]. Signature. »

Puis la mention de la personne désignée : « J'accepte d'être la personne de confiance de [nom]. » Date et signature.

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