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Aidant : les droits et le répit auxquels vous avez droit

Réponse courteVous aidez un parent, un conjoint ou un enfant malade, âgé ou en situation de handicap ? La loi vous reconnaît comme proche aidant. Vous pouvez vous absenter de votre travail, être en partie indemnisé et, surtout, être relayé. Le répit n'est pas un luxe : c'est un droit.

5 étapes · 7 min de lecture

Les étapes

  1. Reconnaissez-vous comme aidant : si vous apportez une aide régulière, non professionnelle, à un proche pour les gestes de la vie quotidienne, vous êtes proche aidant. Pas besoin d'habiter avec lui ni d'avoir un lien de parenté.
  2. Faites le point sur vos besoins : temps, argent, sommeil, travail, santé. Notez ce qui vous coûte le plus. C'est la base pour demander la bonne aide.
  3. Contactez une plateforme d'accompagnement et de répit : il en existe dans chaque département. Elles écoutent, informent, orientent et proposent des solutions de relais.
  4. Demandez ce qui est prévu pour vous : congé de proche aidant, allocation, accueil de jour ou hébergement temporaire pour votre proche, module de répit dans le cadre de l'APA.
  5. Planifiez vos pauses à l'avance : une demi-journée par semaine, un week-end par trimestre. Le répit décidé dans l'urgence est toujours plus difficile à organiser.

Le congé de proche aidant et l'AJPA

Si vous êtes salarié, vous pouvez suspendre ou réduire votre activité pour aider un proche en situation de handicap ou en perte d'autonomie importante. Ce congé est d'une durée limitée, renouvelable dans la limite d'un plafond sur l'ensemble de votre carrière. Il peut être pris en continu, à temps partiel ou fractionné, selon les règles prévues.

Prévenez votre employeur par écrit, dans le délai indiqué par la loi ou par votre convention collective. Il ne peut pas refuser le congé si vous remplissez les conditions.

Pendant ce congé, vous pouvez toucher l'allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la CAF ou la MSA, pour un nombre de jours limité. Elle existe aussi pour les travailleurs indépendants, les demandeurs d'emploi indemnisés et les agents publics. Son montant est révisé chaque année : voir service-public.fr.

D'autres congés existent selon la situation : le congé de solidarité familiale pour accompagner un proche en fin de vie, le congé de présence parentale pour un enfant gravement malade ou handicapé.

Le répit concret

Le mot « répit » désigne tout ce qui vous permet de souffler pendant que votre proche est bien accompagné.

Votre retraite et vos revenus

Aider un proche peut faire baisser vos revenus et vos droits à la retraite. Des dispositifs existent :

Les conditions changent régulièrement : vérifiez-les sur service-public.fr ou auprès de votre caisse de retraite.

⚠️ Les pièges

  • Penser que « ça ne concerne pas les gens comme moi ». Beaucoup d'aidants ignorent qu'ils le sont.
  • Attendre l'épuisement. Le répit se prépare quand on tient encore debout.
  • Culpabiliser de confier son proche. Un accueil de jour bien choisi lui apporte aussi quelque chose.
  • Garder le silence au travail. Votre employeur ne peut pas vous aider s'il ignore la situation.
  • Oublier votre propre médecin. Votre santé compte. La page Aidant : tenir sur la durée donne des pistes au quotidien.

👍 Le coup de pouce

Un courrier type pour l'employeur :

« Madame, Monsieur, je vous informe de mon intention de prendre un congé de proche aidant à compter du [date], pour une durée de [durée], afin d'accompagner [lien de parenté], qui présente [un handicap / une perte d'autonomie]. Je joins [les justificatifs demandés]. Je souhaite prendre ce congé [en continu / à temps partiel / de façon fractionnée]. Veuillez agréer… »

Envoyez-le en recommandé ou remettez-le en main propre contre décharge. Si votre proche est atteint d'une maladie neuro-évolutive, les associations spécialisées proposent souvent des formations gratuites pour les aidants.

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